
Question très difficile à répondre en peu de mots ! Pour faire court, oui et non. Non, car la Bible est un livre écrit par des humains (on suppose majoritairement des hommes) pour des humains. Les auteurs n’ont pas écrit sous la dictée de Dieu ou d’un ange. Par exemple, il est facile de trouver des textes qui se contredisent, ce qu’il est difficile à concevoir si c’est Dieu qui en est l’auteur. Par ailleurs, en regardant la grande diversité de style (cosmologies, récits héroïques, textes de loi, généalogies, oracles prophétiques, contes, poèmes…), de vocabulaire, d’idée… on s’aperçoit de l’extrême hétérogénéité de l’ensemble.
Pour autant, la Bible est pour moi Parole de Dieu, lorsqu’elle est lue, priée et méditée. À travers les siècles et les lignes, j’entends la voix de Dieu. Lorsque l’auteur du livre des Juges, raconte que Dieu envoie Gédéon en lui disant : « va avec la force que tu as ! ». Je l’entends pour ma vie aussi. Moi, là où je suis, dans un contexte totalement différent, j’entends Dieu qui me fait confiance et qui m’envoie. Les auteurs ont écrit la Bible en s’inspirant de leur relation à Dieu. Ils ont offert un texte théologique, et non historique ou scientifique, qui raconte leur confiance en Dieu, en un Dieu qui guide, accompagne, relève, aime, veut la vie, la paix et la
joie. Et leur témoignage fait écho à ma propre confiance, la questionne, la remet en cause des fois, la nourri et la fait grandir…
Ainsi, la Bible est Parole de Dieu, non comme une vérité immuable, mais parce qu’elle me donne d’entendre que Dieu à aimer les humains et donc qu’il m’aime aussi.

Ainsi, lorsqu’en 1947-1956 des manuscrits datant de cette époque sont découverts dans des grottes non loin de la Mer Morte, ceux-ci sont attribués directement aux Esséniens. Ces manuscrits sont extraordinaires, par leur ancienneté, par leur nombre et leur état de conservation. Ils sont écrits en majorité en hébreu, avec quelques-uns en araméen et en grec. Si pour beaucoup, il s’agit de fragments, d’autres sont exceptionnels, comme un rouleau très peu abîmé de tout le livre du prophète Ésaïe. Outre les manuscrits, les premiers archéologues attribuent aux Esséniens les ruines du village à coté : Qumrân. Dans leur compréhension, les Esséniens auraient caché leurs manuscrits avant la destruction de leur village par les Romains lors de la première guerre judéo-romaine de 66 à 73.
Or, la recherche des trente dernières années remet en cause ce « modèle standard », en effet les ruines de Qumrân ressemblent plus à un fortin militaire qu’à un village monastique. Et s’il y a bien des textes particuliers, non inclus dans les canons bibliques, comme Manuel de discipline, ceux-ci ne font pas mention des Esséniens, mais de Yahad (Alliance, unité). La situation est donc complexe, rien ne permet d’affirmer de façon certaine que des Esséniens ont habité à Qumrân, que ce sont eux qui ont écrit et caché les manuscrits. Certains chercheurs estiment que les manuscrits sont ceux de la bibliothèque du Temple, qui ont été cachés pour éviter leur destruction durant la guerre. Toujours est-il que ces manuscrits sont très importants, car ils sont les témoins de l’état du texte biblique au Ier siècle de notre ère. Pour les plus curieux, vous pouvez en trouver des traductions en français.